Accueil
Cancale, le gôut vrai de la mer
l'existence de cancale est due à la mer. C'est à la fois une station balnéaire, un petit port de pêche et un centre ostréicole, à 14km de Saint Malo , 40km du Mont Saint Michel, 70km de Rennes ou 400km de Paris.
La Houle, son port, amarré à la falaise, garde les traces d'un passé directement dépendant de l'océan; La ville est construite 50m au dessus des flots.
On vient à cancale pour apprécier la richesse et la diversité de ses sites, la finesse de ses huitres et de sa gastronomie ainsi que la qualité de son environnement.
En toute saison, Cancale offre un cadre privilégié pour vivre pleinement la mer.

Cancale, site remarquable du goût
En 1994, le Conseil National des Arts Culinaires a reconnu Cancale "Site remarquable du goût" pour la qualité et la renommée de ses huîtres et de son environnement. Cancale produit environ 5 000 tonnes d'huîtres creuses élevées dans les parcs découvrants et 1 000 tonnes d'huîtres plates draguées au large de la baie.
L'huître de Cancale se caractérise par une saveur prononcée d'iode et de sel avec un arrière goût de noisette. Elle est à l'origine de la réputation gastronomique de notre cité : plus de 50 restaurants nous proposent leurs spécialités, parmi lesquelles : les fruits de mer et le "pied-de-cheval". Certains d'entres eux sont classés dans les guides gastronomiques nationaux.
Goûtez Cancale : c'est bien sûr déguster ses huîtres (plates ou creuses), savourer le poisson de la Baie ramené chaque jour au port de la houle, apprécier la cuisine de ses chefs imaginatifs, mais c'est aussi admirer ses paysages pittoresques en se promenant sur le sentier de la côte, respirer les différentes senteurs d'ajoncs, d'aubépines ou de mimosas, d'iode ou de sel, suivant la saison ou la marée.
C'est encore vivre le calme et la détente, allongé sur le sable de ses criques et de ses plages, hisser les voiles avec des matelots de la bisquine ou découvrir le spectacle grandiose des plus grandes marées du monde.

"Nous, Cancalais, avons su jalousement protéger nos sites, nos produits et notre environnement pour en jouir toute l'année. Notre vie est rythmée par les marées et les saisons mais aussi par les pêches de nos marins et les productions légumières primeurs de nos paysans."


Cancale à pied, pour les amoureux de la nature
Cancale possède de nombreux attrait cachés qu’il faut découvrir. A La Houle, promenez-vous dans le lacis des « rues de derrière » qui s’étale entre la « Banche » (front de mer) et la falaise ; vous y découvrirez des petites maisons de marins, quelques unes ornées sur leur façade de statuettes de la Vierge, où, au soir du 15 août, la ferveur populaire s’exprime en chants spécifiques auprès de la Vierge protectrice des marins.
Au-dessus, la falaise vous propose une très belle promenade aménagée et dominant la baie. Avant de quitter cette dernière, découvrez la Cale de l’Epi, monument exemplaire et rare, qui a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.

Puis, soit par le « Vau-Baudet » (rue du port), soit par le chemin de ronde, vous viendrez au « Bourg » voir le magnifique panorama qui vous attend en haut de l’église paroissiale (fin du XIX° siècle). L’ancienne église, édifiée au XVIII° siècle sur les plans de GARANGEAU, émule de VAUBAN, est elle aussi inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques. Elle abrite le Musée des Arts et des Traditions Populaires, où vous découvrirez la vie et l’histoire de Cancale : sa vie maritime marquée par la pêche à Terre-Neuve et par l’ostréiculture, son histoire et ses personnages célèbres, mais aussi sa vie locale à travers le mobilier et les tenues vestimentaires du peuple cancalais. On y trouve aussi des maquettes de bateaux de plaisance à voile et à moteur.

L’ostréiculture, une œuvre de marins
Fondation du port, l’huître porte La Houle : il n’y a pas de terre sous les quais, le sol est le calcaire venu du large. Du pied de la falaise aux premières écumes, venant manger le sable, lje port est fait de tonnes de coquilles d’huîtres.
L’histoire date de l’époque qui vit s’engloutir la légendaire forêt de Scissy. De cette banale péripétie de la vie de l’univers serait née une baie où vint s’attacher l’huître. Surabondante et considérée comme ressource naturelle inépuisable, on en préleva jusqu’à 20.000 tonnes pendant l’année 1920.
Le stock s’épuisant, la cueillette sauvage fut déclarée hors la loi. On n’allait plus draguer l’huître quand on le voulait, mais à des périodes bien précises. Ces jours-là, des centaines de bisquines, canots et sloops prenaient ensemble la mer. Toutes voiles au vent, deux à trois cents bateaux cancalais tiraient leurs dragues sur les gisements naturels. Véritable fête de la mer, l’ensemble de la population participait à la « caravane » d’avril. Les huîtres récoltées servaient à alimenter les parcs de grossissement et d’entreposage. L’appauvrissement des bancs fit naître l’idée du captage et de l’élevage. Les Cancalais se lancèrent alors dans l’ostréiculture en « semant » les petites huîtres plates (draguées ou achetées) sur les parcs découvrants (concessions accordées par l’état) dans les années 30.

Trente ans après, l’huître creuse dont la croissance est plus rapide et moins sensible, côtoie quelques temps l’huître plate. Aujourd’hui, elle a pris toute la surface découvrant sur les parcs. La « plate » quant à elle, est semée dans des concessions en eau profonde où elle est ensuite draguée pour être commercialisée.
Dans les parcs d’élevage (400 ha), après détroquage, les huîtres creuses sont posées à même le sol ou enfermées dans des poches placées sur des tables, poches dans lesquelles elles grossissent pendant 2 ou 3 ans. Triées, nettoyées, calibrées, on les garde dans des « claires » (bassins) où elles s’affinent. Rustique dans son aspect extérieur mais néanmoins fragile, l’huître nécessite un intense travail de surveillance.
Depuis 1995, une sone conchylicole a permis aux ostréiculteurs de s’équiper d’un matériel moderne qui garantit une qualité constante pour la commercialisation de leurs produits sous le contrôle scientifique d’IFREMER. La confrérie des « Hites » (les huîtres en cancalais), née en septembre 1991, s’engage, elle, à veiller à la préservation du milieu marin et à sauvegarder son intégrité. La « ferme marine », unique en Europe, raconte l’histoire de l’huître, mais ceux qui veulent la vivre de près ont les parc sous les yeux. A découvrir au port, assis sur la cale de la Fenêtre…en mangent les huîtres du marché installé au pied du phare.

La bisquine, passionnément
Autrefois quartier maritime, la ville a inscrit son nom dans la grande tradition de la mer. Les bisquines de Cancale ont longtemps tiré leurs bords dans les eaux de la baie et les terre-neuviers de la grande pêche posé leurs longues lignes sur les fonds nord-américains.
Sous ses vergues et ses voiles au tiers, la bisquine a, dès le début du 19° siècle, regroupé toute une flotille de navires de tailles diverses. Sa voilure remarquable peut atteindre jusqu’à 350 m². 200 d’entre elles et 51 terre-neuviers en attente de départ dormaient sur leur ancre dans le port de La Houle. Image de carte postale, elle a la force d’un symbole. Exceptionnels bateaux de travail, les bisquines de Cancale étaient aussi célèbres pour leur rapidité en régate. Fameux navires, elles seront pourtant victimes des circonstances, la fin du dragage des huîtres et l’arrivée du moteur condamnant les voiles…

Cependant, depuis 1973, les « Amis des Bisquines et du Vieux Cancale » travaillent sur l’histoire de la navigation à voile. Chez les Cancalais, on n’oublie pas si facilement le passé. Alors, le 17 juillet 1984, ils jettent un défi : la bisquine doit revivre. Sur les plans de « La Perle » construite en 1905, « l’association Bisquine Cancalaise » lance la construction d’un bateau de 18 m 10 de long, large de 4m80. Le chantier s’ouvre en mars 1985 et le 18 avril 1987 « La Cancalaise » glisse sur les rails de bois suiffé posés sur La Houle. Devenue réalité, la bisquine n’est pas destinée à restée ancrée dans un port. Elle est dorénavant un de ces monuments maritimes qui font claquer leurs voiles dans les manifestations traditionnelles. Chacun peut venir poser son sac à bord et le temps d’une sortie, sa faire les mains aux écoutes : balades, croisières, classes de mer, publicité originale…

La mer et ses plaisirs
Bien abritée des vents dominants, Cancale offre à la plaisance qualité et sécurité de navigation ainsi que facilité de mouillage sur plus de 500 emplacements, de La Houle à Port-Mer.
Diverses activités s’y rattachent : l’école de voile de Port-Mer s’adresse tant aux débutants qu’aux initiés ; le club nautique regroupe les amateurs de bateaux et organise de multiples activités estivales, les classes de mer de Barbe Brulée permettent aux jeunes la découverte du milieu marin toute l’année ; les activités ski nautique et plongée sont le fait l’associations locales de même que Voile-Aviron et Raid-Catamaran qui organisent leurs manifestations pendant l’été.
La mer, outre la baignade dans des eaux calmes et tempérées (présence du Gulf Stream) permet aux enfants de s’initier aux joies de la voile (bateaux et planches) ainsi qu’à la découverte de la flore et de la faune marines ou à la pêche sur de nombreux rochers de la côte.

Texte de l’Office de Tourisme, Cancale.